Hildegarde est sceptique. « Je ne fais aucune confiance à Cassandre. Elle n’en veut qu’à son cul. Vous croyez vraiment qu’elle aidera Siegfried sans crainte pour… » Elle s’arrête. Elle a neuf paires d’yeux braqués sur elle.

« Est-ce que franchement, c’est tes oignons ?, réagit Raphaëlle. On ne sait même pas ce que vous avez fait ou pas et tu t’inquiètes pour sa vertu ? Primo, fallait y penser avant. Deuxio, c’est un grand garçon, il devrait pouvoir se débrouiller. Tertio, faudrait que tu saches enfin ce que tu veux au lieu de le faire tourner en bourrique sans arrêt. »

Remises de leurs émotions, les fées et Colin étaient retournés au Propolis. Elles avaient tout simplement faim et soif. Et puis le besoin d’un semblant de convivialité s’était fait ressentir. Il leur faudrait beaucoup de force et de confiance de toute façon pour affronter cette fichue Méduse.

Jaya et Joséphine sont donc à l’œuvre pour concocter des mets magiques, fortifiants et protecteurs pour chacune et chacun. Colin leur apporte son concours avec quelques astuces bien à lui. Mais la sortie d’Hildegarde avait déconcerté la plupart des protagonistes. L’espace d’un instant.

Puis chacune et chacun en était retourné à fourbir ses armes magiques en attendant les fortifiants divins venus de la cuisine et du bar.

Une question demeurait : comment renvoyer Méduse là d’où elle vient ?! Comment la remettre à sa place ? Dans sa prison à elle, ce bouclier. On peut aussi la tuer, mais vu qu’on peut la contenir. Mariama a une idée d’un début de solution, mais ça ne va pas se faire tout seul. 

« On peut invoquer la déesse Athéna. Je crois que c’est le plus indiqué, non ? Après tout, le bouclier est à elle. D’ailleurs, on pourrait lui demander comment diable cette créature a pu échapper à sa surveillance ainsi ? », s’interroge la doyenne du gynécée. 

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Le paon est l’animal-totem de la belle Leïla. Crédit photo : Alex2016/Adobe

Le cercle se forme, avec Morgane et Colin, qui ne seront pas de trop pour invoquer une divinité de ce calibre. « Nous avons besoin de… », entame Mariama. Mais Leïla l’interrompt : « Laisse-moi faire. Mettez-vous autour de moi. Faites-moi confiance. Ça ira. »

Des coups retentissent à la porte du restaurant, évidemment fermé. Joséphine ouvre à Siegfried. « Tu arrives juste à point. Nous allons invoquer Athéna ». « J’ai une dent d’un des bestiaux que l’autre a sur la tête. On va la retrouver avec ça », annonce-t-il en arrivant dans la salle enchantée.  

Gram s’anime dans son fourreau, se met à briller, fort. Très fort. La pièce est envahie par la belle et douce aura orange de Leïla, assise au centre du cercle, en transe. La jeune femme se lève, exécute une danse étrange. Sur sa toile magique, le fusain dessine Athéna. 

L’aura orange s’intensifie, scintille davantage, change. On se rend compte que les plumes du paon, animal totem de Leïla, se dessinent. Elles irradient jusqu’à l’aveuglement. Et quand la lumière redevient supportable, ce n’est pas une mais trois déesses qui sont présentent dans la pièce. Mamma Quilla, Athéna et Cerridwen sont là. Mais pourquoi donc trois déesses ?

« Ok. L’heure est si grave que ça ? », articule Raphaëlle.

À suivre

Vers l’épisode 11

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