Le confinement a accéléré cette tendance, déjà bien présente en lame de fond auparavant. Tendance ou mouvement, c’est du no-bra, le soutien-gorge qu’on laisse désormais dormir dans un tiroir que nous parlons. Car voilà un symbole qui a traversé les siècles : la lingerie féminine, qui définit la féminité. Ou pas.

Nous allions vous parler de cette étude de l’Ifop, qui a fait grand bruit. Celle où à la question « Le fait qu’une femme laisse apparaître ses tétons sous un haut devrait être, pour son agresseur, une circonstance atténuante en cas d’agression sexuelle », 20% de Français disent oui. Femmes comme hommes.

Notez au passage que dans la formulation de la question, c’est bel et bien la femme qu’on accuse. C’est bien elle qui « laisse apparaître ses tétons ». Nous avons donc une interrogation à formuler : à quel moment considère-t-on que ceux-ci vivent souvent leur vie sans que nous n’y soyons pour quoi que ce soit ? Une brise, une émotion, une pensée et ils peuvent apparaître. Souvent bien malgré nous. Alors qui donc a rédigé ces questions ? On peut avoir une petite idée du genre du rédacteur, qu’en pensez-vous ?

Petite astuce

Outre une certaine surprise et la colère de comprendre que ces idées aberrantes ont encore cours, nous voulions vous parler d’une astuce utilisée par les femmes depuis des millénaires : l’huile de pâquerettes pour soutenir et embellir votre poitrine. En effet, cette huile possède des vertus raffermissantes sans agresser sa peau fragile.

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Pas de pruderie ici mais nous savons à peu près toutes à quoi ressemble un téton. Donc autant montrer une jolie photo avec des fleurs. Crédit photo : Tverkholib/Adobe.

Vous la trouvez en parapharmacie ou dans des boutiques de beauté faite maison. On peut l’appliquer matin et soir pour des résultats très intéressants. Précision : on a bien dit huile, pas huile essentielle. Cela dit, on ne le dira jamais assez : le no-bra est un des meilleurs services que nous pouvons rendre à votre poitrine. Donc à nous-mêmes. Et c’est la détentrice d’un bonnet E qui vous l’affirme.

Et donc, quand on voit l’évolution de la lingerie féminine à travers les âges, quelle idée pouvons-nous nous forger de la féminité ?

Du corset, de la crinoline, des innombrables jupons, aux soutien-gorges rembourrés ou à trous qu’on peut trouver aujourd’hui ? Quel est le message qui peut être transmis ? Ne sommes-nous pas cataloguées en fonction de cette lingerie, de sa forme, de ses modes ? Est-ce que la féminité que ces ornements représente ne se réduit pas à un simple cliché ?

Le jugement de la lingerie

Parlons-nous uniquement d’affreuses féministes échevelées et hystériques quand nous évoquons celles qui ne veulent plus porter ce soutien-gorge qu’avec parcimonie voire plus du tout ? Et sont-ce uniquement de pitoyables soumises bien faibles et pathétiques qui le gardent à cause d’une nécessité qui n’est souvent qu’un ressenti, au caractère impératif, aucune contestation là-dessus ?

Ou est-ce que celles qui panachent les deux approches ne sont que d’horripilantes hypocrites donneuses de leçons qu’elles ne suivent pas ? Lançons le débat ! Qu’en pensez-vous ? Est-ce que notre conception de la féminité se résume à quelques morceaux de tissu ?

Chaque mardi, nous parlerons dans l’Éphéméride de sujets exclusivement féminins, dans le sillage de cet ouvrage dont nous avions parlé il y a quelques mois. Il est temps que les femmes reprennent le fil de ce trésor que nous partageons toutes : notre féminin sacré. Et pour une participation la plus large possible, l’accès à ces articles sera libre.

Passez une lumineuse journée !

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