Le 4 août 1789, les privilèges (noblesse et clergé) étaient officiellement abolis en France. Aujourd’hui, est-ce que ce mot, privilèges, s’applique encore face aux droits de certains et pas d’autres ?

Nous avons toutes envie d’avoir des privilèges. Parce que c’est humain. Vouloir être bien traitée, vouloir être mieux traitée. Car c’est là l’essence des privilèges : ils permettent d’être mieux traité que l’autre. 

Mais sur quels critères ? De quoi parlons-nous ? Avoir des privilèges, c’est bénéficier de conditions meilleures que celles qui sont appliquées à d’autres. C’est faire partie d’un cercle, d’un club. Mais cela peut être aussi une nature ou… un genre.

Le féminin sacré est un privilège. Le féminin éclairé aussi. De fait, le féminin en est un. Tout simplement parce qu’il est différent du masculin. Qui en est également un. Cela dit, ce féminin, c’est la raison d’être de Perles Pierres Monts & Merveilles. C’est un privilège d’être une femme, nous en sommes convaincues. Même si dans le monde physique et matériel, ça n’est pas toujours évident. Loin de là.

Le nombre de femmes brutalisées, violentées, ostracisées, assassinées juste parce qu’elles sont femmes dans le monde est écrasant. Bien plus que les hommes. D’ailleurs, souvent, elles perdent la vie à l’état de bébé ou toute petite fille.

Sous nos latitudes aussi, les féminicides sont nombreux. Les mariages forcés, les viols, le harcèlement. N’oublions pas le plafond de verre ou les salaires. Être une femme sur notre planète en 2020 n’est toujours pas une partie de plaisir intégral.

Pour autant, être une femme, en 2020 ou pas, nous le considérons comme un cadeau. C’est un monde de privilèges. Et ce n’est pas notre amie la lune, symbole féminin par excellence et qui nous a gratifiées de sa version pleine cette nuit qui va nous indiquer le contraire.

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Ah, la lune. Ici avec une elfe (genre Joséphine mais l’elfe des Mystérieuses de Paris ne lui ressemble pas !). Elle est connectée à tout ce qui est féminin. Avez-vous bien dormi cette nuit d’ailleurs ? Crédit photo : Boris Ryaposov/Adobe.

La femme donne la vie. Et elle est beauté et grâce. Pour ne citer que ceux-là. Ce sont des privilèges que lui envient toutes les civilisations les plus patriarcales depuis la nuit des temps. De l’enlèvement des Sabines à la fondation de Rome à l’enfermement représenté par les burqas des intégristes musulmans.

Pour mémoire, l’enlèvement des Sabines, c’est ce sombre épisode où les premiers Romains ont enlevé les femmes fertiles ou en âge de l’être de la tribu d’à côté, les Sabins. Objectif : se reproduire. Parce qu’eux étaient uniquement d’un genre (masculin). Et que faire des enfants nécessite des femmes. De vrais incubateurs pour la progéniture de Romulus, Rémus et leurs potes. La grande classe, non ?

C’est le premier et principal pouvoir des femmes. Faire des enfants.  Créer une existence. Aujourd’hui, on n’a pas encore inventé de machine pouvant remplacer le doux bidou féminin pour faire grandir la vie. Enfin, en tout cas, ce n’est pas connu ! Et s’il existe un privilège dans le monde – et un levier de pouvoir – c’est bien celui-là : la perpétuation de l’espèce.

Remarquons au passage l’hypocrisie et le tabou qui règnent autour des menstruations, des règles qui permettent justement à cette vie nouvellement créée et fragile de grandir dans le corps de la femme. Des pubs pour tampons ou serviettes à la télé aux différents lieux interdits aux femmes réglées dans diverses religions. Car oui, apparemment, donner la vie, c’est impur.

Ensuite, nous avons évoqué la grâce et la beauté. Parce que c’est ce qu’enferme la burqa. Ça et le désir des hommes. En tout cas, le désir trop grand. Celui qui a fait perdre la tête au légendaire roi David par exemple. Ou qui a permis à Mahomet et à tous ces sultans qui l’ont suivi d’avoir plusieurs femmes.

Pour assouvir leurs désirs. Et parce que les différentes religions dites du Livre (juive, chrétienne et musulmane) traitent le désir comme une malédiction. Et que les femmes, qui provoquent ce désir, ne doivent pas pousser leur avantage. Donc autant les cacher.

Pourquoi ? Parce que même eux, même ces « héros », ces illustres personnages ont à un moment perdu la tête pour une femme. Était-ce de la faute de la dame ? Non. Si un homme perd la tête, c’est qu’il n’est apparemment pas capable de faire preuve de maîtrise. C’est donc à lui qu’il devrait s’en prendre. En toute logique.

Mais bon, c’est apparemment plus facile de trouver une coupable. Donc vu que Monsieur ne sait pas se tenir, on accuse Madame et elle est contrainte de se cacher. Logique. N’est-ce pas un peu simpliste ? Voire insultant pour ces messieurs ? Apparemment non, c’est ce que nous indiquent des siècles de patriarcat. Ah, nous sommes toutes des filles d’Ève et de sa pomme visiblement ! Cela dit, cela n’enlève rien à la grâce et  à la beauté féminines.

De fait, l’essentiel, c’est que, comme pour tous les privilèges, la femme puisse choisir d’en user ou pas. Comme pour une carte de fidélité dont on utilise les points ou pas. La métaphore est volontairement provocatrice mais les faits sont là : la liberté, c’est cela qui compte. De porter la vie en son sein ou pas. De montrer sa beauté ou pas. Où et à qui nous le décidons.

Car oui, le grand changement depuis les Sabines, c’est que nous avons un peu plus le choix qu’elles. D’ailleurs, qui sait ? Peut-être que si les premiers Romains n’avaient pas été des brutes, elles les auraient peut-être tout simplement suivi. Juste comme ça. Libres.

Que votre journée soit lumineuse.

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